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La Grèce vient s'arrimer à Douarnenez


Depuis bientôt 43 ans le Festival de Cinéma de Douarnenez réitère la même question : comment habiter la terre ? Pour ne pas se contenter de réponses théoriques et désincarnées, il invite des habitant·e·s d’ailleurs à témoigner de leur relation à leur environnement naturel, culturel, sensible. Et ce notamment à travers leur cinéma. Toute la programmation est à retrouver sur le site du Festival.

 

 

En 2021, du 21 au 28 août, le Festival accueillera le cinéma grec dans toute sa diversité.

Un cinéma qui aborde l’histoire récente et tourmentée de la Grèce, les voix minoritaires, les difficultés engendrées par la crise, le sort réservé aux réfugiés.

 

Quelques films pour donner l'eau ( l'ouzo?) à la bouche : Adults in the room, Z, de Costa-Gavras ; Stella femme libre, La fille en noir de Michael Cacoyannis ; La photo, Les pâtres du désordre de Nico Papatakis ; Aube dorée l'affaire de tous de Angelique Kourounis ; Quand les tomates rencontrent Wagner de Marianna Economou ; L'héritage de la chouette de Chris Marker ; Le voyage des comédiens de Theo Angelopoulos. Plus proches de nous, Moria au-delà de l'enfer de Mortaza Behboudi et Laurence Monroe ou Combat au bout de la nuit de Sylvain L'espérance.

C'est sans compter toutes les pépites de films des autres volets : un panorama de la production cinématographique bretonne à travers le Grand cru Bretagne. Des nouvelles des invité·e·s des éditions précédentes via la section Grande Tribu, le Monde des Sourd·e·s, le Jeune Public, Questions de Genres…

 

 

Pratique

Toute la programmation est à retrouver sur le site du Festival. La vente des billets se fera en ligne à partir du 16 août ou à la billetterie sur la place du Festival à partir du samedi 21 août (12h-22h) et les jours suivants (10h-22h). Pass sanitaire est exigé. Inauguration le samedi 21 août sur la nouvelle Place du Festival , parking du centre.

 

Domestiques au Liban : un film et un site pour aller plus loin...


Bretagne et Diversité a fait le portrait du réalisateur libanais Maher Abi Samra, dont nous aimons les films parce qu'ils nous donnent à voir le Liban sous des angles différents de la presse habituelle :  Rond-point Chatila, sur le quotidien de ce camp de réfugiés palestiniens.  Le terrible Juste une odeur tourné à l'été meurtrier de 2006, Femmes du Hezbollah pour ne pas voir ce parti sous le seul angle manichéen....  Maher fait preuve d'encore plus de ténacité et lucidité en mettant en ligne un site,  Makhdoum, qui regroupe toutes les recherches, récits et analyses qui ont précédé la réalisation de son dernier film, Chacun sa bonne, sur le problème des domestiques au Liban.

Si ce sujet peut nous sembler anecdotique, il est en en fait crucial au Liban . Ces sont plus de 250 000 employées d'origine africaine ou asiatique qui servent quatre millions de Libanais. Une effarante proportion, et surtout des règlements d'un autre temps, puisque régis par une loi coloniale et raciste, importée des états du Golfe et datant de l'occupation britannique.  Ce système Kafala met les domestiques à la merci totale de leurs employeurs, les prive de leurs papiers et identités, et construit une société basée sur la suprématie des "blancs " sur la race servile des "noirs". Fondement, donc, d'une société de domination, de discrimination, que chacun feint d'ignorer, d'invisibiliser, alors que cette question est omni-présente et au cœur de l'intimité des familles.

Le mérite de Maher Abi Samra est de nous confier le point de vue des employeurs, des Libanais, et non des victimes. De multiples interviews, récits nous aident à comprendre comment se font les embauches, les espaces qui sont réservés aux domestiques, les évolutions des lois, les pratiques changeant au fil des décennies, et enfin les terribles réalités d'aujourd'hui, aggravées encore avec le confinement. Entre esclavage et exploitation, maltraitances et non-dits, c'est toute la société libanaise que Maher nous incite à aller regarder droit dans les yeux. Le site, Makhdoum, en anglais et en arabe, est passionnant.

Solidaires et curieux de .. la Palestine


Au regard de la situation particulière, l'édition 2021 du Festival Ciné-Palestine, du 27 mai au 12 Juin a lieu sous forme hybride, à la fois dans les salles et en ligne sur le site du FCP. Le FCP consolide son rayonnement au sein de la région francilienne à Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, Montreuil et Mitry-Mory. Les séances en ligne sont accessibles gratuitement partout dans le monde et sont disponibles pendant 24 heures.

 

Poursuivant son ambition de faire découvrir au public francilien le cinéma palestinien dans toute sa richesse et sa diversité, l’édition 2021 du FCP propose un large programme composé de courts et longs-métrages, de documentaires et de fictions, d’œuvres inédites et d’archives rares. Parmi toutes ces pépites, un focus sur Jérusalem, le film Waiting for Gaza de Guillaume Kozakiewicz, cinéaste de Bretagne. Celui-ci a choisi de faire le portrait des frères jumeaux Arab et Tarzan Nasser, les géniaux réalisateurs de Gaza mon amour. Tous ces films seront visibles le 12 Juin. Faites vos curieux !

 

Pêcheurs du monde en 2021


Du 22 mars au 5 avril, l'ensemble de la programmation du Festival Pêcheurs du monde à Lorient, est accessible entièrement et de façon gratuite, en allant sur la plate-forme régionale KUB.

Ce sont 22 films de factures très différentes qui sont proposés, une fenêtre passionnante sur les problèmes et réussites, dans le monde de la pêche.

Versant positif de cette programmation : une attention particulière pour les films qui évoquent des femmes en lutte, dans ce milieu d'hommes. Une vendeuse de poisson en Inde, des femmes travaillant dans l'industrie de la pêche au Royaume-uni, d'autres qui se lancent en politique au Vénézuela, au secours de leur communauté, ou encore la Thaïlandaise Patima, qui se bat pour sauver des Birmans de l'esclavage sur des bateaux de pêche …

Versant plus noir encore : la planète bleue va mal, entre pillages des ressources, accords de pêches bafoués, désastres écologiques, migrants en perdition... De Massakar aux rivages sénégalais, du Nigeria à l'Ecosse, regardons les pêcheurs du monde droit dans les yeux.

Immense remerciement à l'équipe de Pêcheurs du monde, qui ne « lâche rien » !

Kristian ar Bras, portrait


Catégories : Réalisateurs

Nous avons rajouté le portrait de Kristian ar Bras, alors que notre galerie de portraits n'avait pas bougé depuis longtemps. Si l'intéressé lui-même ne se revendique pas comme réalisateur, mais passe aujourd'hui son temps entre traductions et écriture, il a en revanche filmé et documenté quantité de conversations avec de passionnants bretonnants, filmé des luttes, Brenniliz, accueil des Basques, ou juste des rencontres...

Mais toutes ces images constituent une belle et active mémoire d'une Bretagne qui s'interroge, se bat, cherche à aller plus loin dans la sauvegarde et la transmission de sa langue. Vous pouvez désormais voir ici Brenniliz, Ar Fouilhez sur le rôle de l'école autrefois, An Digemer sur l'accueil des Basques en Bretagne, Le créole langue mondiale, et Pa welin brini gwenn, sur les séquelles laissées par la guerre d'Algérie.